Interview de Ihuda Georges Suissa

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– Bonjour, comment allez vous ?

Comme une personne dont on vient d’éditer son livre…Heureux…

– Pouvez vous nous parler un petit peu de vous, votre parcours ?

Je suis né en Israël, mes parents ont émigré en France dans les années 60. Parcours scolaire normal, bien que je me sois dirigé vers un cursus scientifique et technique. J’avais aussi la fibre littéraire, mais j’ai fais un autre choix. J’ai eu une carrière technique dans l’industrie aéronautique au départ, puis j’ai bifurqué vers les métiers de la finance en tant que contrôleur de gestion industriel pour une société américaine. J’ai commencé à écrire très tôt, vers 14-15 ans en faisant des bandes dessinées et très vite je suis passé à l’écriture sans les dessins…

– Présentez nous un peu votre/vos romans.

Le fossoyeur par [Georges Suissa, Ihuda]Mon livre « Le fossoyeur » est en fait une histoire d’amour, l’histoire d’un homme qui pensait sa vie terminée. Après un parcours chaotique, la guerre de 40, les blessures, il rencontre une femme en Provence, alors qu’il est né en Normandie. Il reprend goût à une vie simple, au milieu d’un village qui se bat pour survivre aux affres de cette guerre meurtrière. L’amitié, l’amour, des sentiments décuplés par cette rage de vivre.

– Qu’est ce qui vous a donné envie d’écrire ?

Mes premières lectures lycéennes, Boris Vian / Vernon Sullivan (L’écume des jours, j’irais cracher sur vos tombes, Et on tuera tous les affreux, etc…) Apollinaire (Les onze mille verges) pour les plus marquant. Et beaucoup d’autres que je ne citerais pas…il me faudrait des pages pour le faire.

– Si vous pouviez écrire un roman à 4 mains, avec qui voudriez vous le faire ?

J’adore beaucoup d’auteur, donc très difficile d’en choisir un ou une. Pour écrire à 4 mains, je le ferais avec moi-même, Ihuda face à Georges. Pas contre… ou alors tout contre…

– Quel livre ne vous quitte jamais ?

Difficile de faire un choix, il y en a plusieurs, Les bouquins de Jean Christophe Grangé. Le vol des cigognes, L’Epire des loups…et aussi les autres…

– Votre auteur préféré ?

Grangé

– Quel est le dernier coup de cœur livresque que vous avez eu ?

Le parfum de Patrick Süskind.

– A l’inverse , votre dernière déception ?

Je ne suis jamais déçu par un livre. Chaque auteur écrit avec sa passion. Je dirais plutôt que certains sujets ne m’attirent pas, et du coup, je ne suis pas déçu vu que je ne les lis pas…

– L’envie de sauter le pas vous est venue comme ça ou c’est une évidence depuis toujours ?

L’envie d’écrire, depuis toujours, de se faire éditer, depuis peu… J’ai eu un accident, j’ai faillit rejoindre les brumes éternelles, j’ai réalisé que je n’avais rien laissé de moi.

– Vos personnages sont ils inspirées de personnes réelles ?

Oui, mais pas tous. Certains je les ai croisés alors que les autres se sont extirpés de mon cerveau…mais toujours comme une évidence…

– Où trouvez vous l’inspiration ?

J’ai vécu. Les idées me viennent souvent la nuit. Elles s’imprègnent en moi, je les retranscris sur mes pages.

– Vous faites vous aider par un tiers pour l’écriture de certaines scènes ?

Non.

– Comment vient l’idée d’associer certaines musiques à certains passages ? (Si c’est le cas)

Il y a toujours une musique dans ma tête quand j’écris, je joue du saxophone ténor… j’adore le jazz.

– Avez-vous des bêtas lectrices ? Si oui comment se fait le choix ? Une relation de confiance doit se créer.

Oui, j’envoie tous mes livres à mon frère David, qui me donne son avis. Ahahahaha il a tendance à les trouver tous bien…

– Comment se fait le choix pour l’édition, plutôt ME ou auto publication ? Pourquoi ?

Je préfère une édition par un éditeur qui apprécie mes écrits et qui me fait confiance. En retour, je donne aussi ma confiance.

– Qu’en pense votre entourage ? Vous soutiennent ils ? Lisent ils vos livres ?

Oui, oui et oui… Ma famille, mes amis, tout ce soutient me traverse le cœur.

– Comment réussissez vous à concilier votre vie de famille, votre vie professionnelle et l’écriture ? Vos journées ne peuvent pas faire que 24h .

Ahahaha, je ne dors pas beaucoup, je suis assez solitaire, ma vie de maintenant est l’écriture.

– En dehors des livres, quels sont vos hobbies ?

La musique, mon saxophone.

– Une phobie ?

Non, bien que je n’aime pas trop les loups garous…mais il ne vivent pas vers chez moi.

– Quelle est selon vous votre plus grande qualité ?

L’écoute.

– Et votre plus gros défaut ?

L’écoute aussi.

– Et enfin si vous deviez résumer cette folle aventure en 3 mots.

Je suis heureux.

Merci beaucoup d’avoir pris le temps de me répondre.

#Guéna

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Interview de Fleur Hana

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– Bonjour, comment allez vous ?
Hello ! Je vais très bien merci ^^

– Pouvez-vous nous parler un petit peu de vous, votre parcours ?
Je ne fais pas partie de ces auteurs qui ont toujours voulu écrire. Je me destinais à être institutrice, puis j’ai interrompu mes études pour m’occuper de ma fille et j’ai réalisé que je ne pourrai jamais être institutrice, ouf ! J’ai été animatrice d’ateliers de loisirs créatifs durant quelques années, c’est là que j’ai sorti mon tout premier livre en 2012 qui est axé sur la création de bijoux. Et puis de lectrice, j’ai franchi le pas qui m’a menée vers auteure et mon premier roman a été publié en 2013 aux éditions Sharon Kena.

– Présentez-nous un peu votre/vos romans
Il y a une constante dans mes écrits jusqu’à présent : j’aime que mes histoires soient réalistes, qu’on se dise que ça pourrait nous arriver. J’aime raconter des tranches de vies, en mettant la romance au premier plan. Parce qu’il y a tellement à dire sur l’amour…
Dans la série Follow Me, par exemple, nous allons suivre quatre infirmiers qui vivent ensemble. Au fil des tomes compagnons, on apprend à faire partie de la bande et si j’ai bien fait mon travail, on est un peu tristes de les quitter à la fin.
Dans la série Behind the Dreams, dont seulement le premier tome Nous Deux À L’Infini est sorti pour le moment, c’est un peu le même principe, mais avec des gogo dancers. J’avais écrit cette série il y a cinq ans et j’ai décidé de la remettre au goût du jour, mes goûts du jour 😉
Feeling Good est un peu à part, c’est une romance érotique donc il y a beaucoup de scènes de sexe, pour moi ce texte s’apparente plus à une chicklit érotique qu’on va lire pour se détendre et rigoler un peu.
Mes autres textes ne sont plus disponibles actuellement alors je ne vais pas en parler ^^
– Qu’est-ce qui vous a donné envie d’écrire ?
Le fait de ne pas être satisfaite de certaines réactions dans les romans que je lisais, je pestais, je râlais contre l’héroïne, et un jour je me suis dit qu’au lieu de râler, il fallait peut-être que je commence par essayer moi-même d’écrire.

– Si vous pouviez écrire un roman à 4 mains, avec qui voudriez-vous le faire ?
Je l’ai déjà fait avec Jacinthe Canet, nous avons écrit deux romans ensemble. Et c’est en projet avec Lucie Castel, nous attendons d’avoir le temps toutes les deux de nous y mettre.

– Quel livre ne vous quitte jamais ?
Le Parfum de Patrick Suskind, Des Fleurs pour Algernon de Daniel Keyes.

– Votre auteur préféré ?
Impossible de répondre, j’en aime beaucoup.

– Quel est le dernier coup de cœur livresque que vous avez eu ?
The Heroïne Diaries de Nikki Sixx, qui n’est pas un roman mais une autobiographie basée sur les journaux du bassiste de Motley Crue sur l’année la plus difficile de sa vie de drogué. J’ai été happée dans le récit de ce qu’il a vécu, c’est brut de décoffrage, sans aucune censure, la vérité nue et moche… Percutant !

– À l’inverse, votre dernière déception ?
Midnight Blue de LJ Shen, je l’ai abandonné au moment où le héros compare son érection à un salami… ahem.

– L’envie de sauter le pas vous est venue comme ça ou c’est une évidence depuis toujours ?
C’est venu comme je l’ai expliqué plus haut ^^

– Vos personnages sont-ils inspirés de personnes réelles ?
Oui, très souvent je prends au moins un trait de personnalité de quelqu’un que je connais.

– Où trouvez-vous l’inspiration ?
Ma réponse va être très classique et pas du tout révolutionnaire : dans la vie de tous les jours.

– Vous faites-vous aider par un tiers pour l’écriture de certaines scènes ?
Pas pour l’écriture, non. Être auteur est un travail très solitaire et c’est probablement ça qui m’y plaît le plus. Mais j’ai des amies qui relisent mes textes avant publication et il arrive qu’une scène ne convienne pas, dans ce cas je suis leurs conseils pour la retravailler.

– Comment vient l’idée d’associer certaines musiques à certains passages ? (Si c’est le cas)
Je ne travaille pas sans la musique, je pense qu’on le sent bien dans mes romans, pour moi c’est vraiment important. Chaque chanson fait partie de la bande originale du roman, de l’histoire, de la vie des personnages. En général, j’ai une playlist prête avec des morceaux que j’ai mis de côté en prévision de les utiliser dans un futur roman, et je viens y piocher.

– Avez-vous des bêtas lectrices ? Si oui comment se fait le choix ? Une relation de confiance doit se créer.
Oui, j’en ai quelques-unes. Le choix… hum… je dirais qu’il s’impose de lui-même. Toutes les personnes qui relisent mes manuscrits sont des évidences. Elles sont capables de me dire ce qui est très bon, bon, moins bon ou carrément mauvais. Mais elles sont surtout capables de me dire pourquoi et de me conseiller sur ce qu’il faudrait faire pour améliorer le texte. Leur mission est de me permettre de remettre à mon éditrice la meilleure version possible de l’histoire. Alors oui, c’est une relation de confiance. J’ai dans le passé confié mon manuscrit à l’état brut à une « amie » à qui j’avais bien précisé qu’il n’était pas du tout destiné à être lu par quelqu’un d’autre. Elle l’a quand même envoyé à d’autres personnes, mon cercle de confiance s’est considérablement réduit depuis.

– Comment se fait le choix pour l’édition, plutôt ME ou auto publication ? Pourquoi ?
Maison d’édition pour moi, l’autoédition me fait trop peur actuellement dans le sens où ça prend énormément de temps de tout gérer soi-même et ma priorité est et restera ma vie privée.

– Qu’en pense votre entourage ? Vous soutiennent-ils ? Lisent-ils vos livres ?
Oui, je suis très soutenue par mon entourage direct et même le moins direct. Ils me lisent, pour la plupart, m’encouragent, achètent mes romans, viennent me voir lorsque j’ai une dédicace près de chez eux… J’ai énormément de chance.

– Comment réussissez-vous à concilier votre vie de famille, votre vie professionnelle et l’écriture ? Vos journées ne peuvent pas faire que 24h.
Je ne travaille pas, je suis au foyer, donc ma vie professionnelle c’est l’écriture. Ma fille est grande, elle a 12 ans, elle est donc très autonome. Mais en général, j’écris et je travaille lorsque mon mari est au travail et ma fille à l’école. Il m’arrive bien entendu de déborder, mais lorsque je suis en période d’écriture intensive à cause de deadline à respecter, mon mari et ma fille le comprennent tout à fait et me soutiennent beaucoup afin que je n’ai pas à me préoccuper d’autre chose.

– En dehors des livres, quels sont vos hobbies ?
J’aime beaucoup la photo, surtout la photo instantanée, même si je n’ai pas le temps de m’y adonner autant que je le voudrais. Je regarde beaucoup de séries aussi, Netflix est un fléau quand on travaille de chez soi et qu’on doit décrocher pour aller écrire ! Il se peut aussi que j’ai développé une addiction au maquillage… mais chut !

– Une phobie ?
Les clowns, sérieux, les clowns… Qui s’est dit un jour que ça pourrait plaire à des enfants ? Et les papillons. Ils sont tellement moches de près ! Les mouches, une mouche entre dans la pièce je deviens hystérique. Je crois que c’est tout…

– Quelle est selon vous votre plus grande qualité ?
Je suis très à l’écoute, je m’intéresse vraiment à ce qu’on me dit et les gens se confient facilement à moi.

– Et votre plus gros défaut ?
Je suis très capricieuse, alors que je n’ai pas été élevée comme ça du tout. Mais quand je veux quelque chose, il me le faut pour hier, je fais une fixation et je gonfle tout le monde jusqu’à ce que je l’obtienne. Une sale gosse.

– Et enfin si vous deviez résumer cette folle aventure en 3 mots.
Je l’ai fait !

Merci beaucoup de m’avoir accordé du temps 🙂

#Guéna

Interview de Nathalie Charlier

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– Bonjour, comment allez-vous ?

=> Bonjour, Guéna. Je vais bien, merci.

– Pouvez-vous nous parler un petit peu de vous, votre parcours ?

=> Que dire ? J’ai 49 ans, je vis près de Strasbourg, je suis mariée et maman de 4 enfants. J’ai été fonctionnaire dans l’Éducation nationale pendant 26 ans. En 2015, j’ai pris une retraite anticipée. Depuis, j’écris à plein temps. C’est ma passion, mon job, et j’ai la chance incroyable d’en vivre.

– Présentez nous un peu votre/vos romans

=> Il y en a beaucoup ! J’ai écrit plus d’une vingtaine de romans et j’en ai publié presque autant. Ce sont principalement des romances contemporaines (la vengeance de Claire, des apparences trompeuses, Prisonniers de leur passé), des romances érotiques (apprends-moi), des romances new-adult (Ecstasy) ou des romances à suspens (Troublante Obsession). Ah, et j’ai également un young-adult fantastique (Le fantôme de Penvins).

– Qu’est-ce qui vous a donné envie d’écrire ?

=> À vrai dire, je suis incapable de répondre à cette question. J’ai toujours eu des facilités à écrire, que ce soit au lycée ou à mon travail. Souvent c’était à moi qu’incombait la tâche de rédiger une note de service ou de relire celles des autres. Le déclic est arrivé bien plus tard. Ce qu’il faut savoir, c’est que je suis une lectrice compulsive avec une prédilection assumée pour les romances. En 2007, mon mari a changé de travail et son nouveau job l’obligeait à partir souvent en déplacement. J’avais la désagréable impression de passer ma vie à l’attendre. Il fallait que je trouve une occupation autre que mon job et mes enfants. Un jour, j’ai vu une interview d’une romancière qui expliquait qu’elle était une mère de famille comme les autres et qu’elle avait essuyé de nombreux refus avant de voir son premier roman publié. Parallèlement, je commençais à m’ennuyer dans mes lectures. Souvent je me disais que j’aurais traité le sujet autrement ou que la fin aurait été différente si j’avais écrit l’histoire. Puis un jour, mon aîné m’a demandé si j’aimais ce que je lisais. J’ai répondu « bof », il a alors lancé « t’as qu’à en écrire un, de livre ! ». Je me suis dit ce jour-là qu’il était un peu fou. Mais l’idée a commencé à faire son chemin dans ma tête. Au cours des semaines suivantes, je me suis renseignée beaucoup sur les auteurs que je lisais et/ou que j’appréciais. Et un jour, je me suis lancée. Au début, c’était pour moi, pour mon plaisir. Laisser mon imagination créer des personnages, inventer des histoires, c’était génial, une véritable thérapie. Et… et je n’ai plus jamais eu l’impression d’attendre mon mari.

– Si vous pouviez écrire un roman à 4 mains, avec qui voudriez-vous le faire ?

=> Ça, c’est la question piège ! En réalité, j’aime travailler seule. Après, s’il fallait choisir quelqu’un, ce serait… non vraiment, je ne peux pas répondre. J’aurais bien trop peur de vexer ou de blesser certaines de mes copines auteurs.

– Quel livre ne vous quitte jamais ?

=> En littérature classique, j’adore Pagnol et Agatha Christie. Mais choisir un seul livre, c’est terrible, non ? Allez, si je dois vraiment choisir, ce serait « On Dublin Street » de Samantha Young ou « Te succomber » de Jasinda Wilder.

– Votre auteur préféré ?

=> Oh, il y en a beaucoup. Pour les auteurs françaises, j’aime beaucoup Sophie Jomain et Angela Morelli. Leur humour et leur style sont tellement rafraîchissants. Pour les auteurs anglaises ou américaines, il y a Sarah Morgan, Abbi Glines, Vi Keeland, Samantha Young. Donc, très sincèrement, je suis incapable de choisir.

– Quel est le dernier coup de cœur livresque que vous avez eu ?

=> Je crois que c’est : « Si un jour tu es à moi », de Mélanie Harlow ou encore « L’honneur de Preston » de Mia Sheridan.

– À l’inverse, votre dernière déception ?

=> Je dirais « Fallen Crest », je n’ai adhéré ni à l’histoire, ni au style de l’auteur.

– L’envie de sauter le pas vous est venue comme ça ou c’est une évidence depuis toujours ?

=> Oh, non, je ne fais pas partie de ces auteurs qui savent qu’elles veulent devenir écrivain depuis qu’elles sont toutes petites. Sinon, j’aurais commencé bien plus tôt. Il y avait des facilités évidentes en rédaction, mais voilà ! Je ne sais pas vraiment ce qui a motivé ce cheminement. Mais quand j’ai su, ça a été une évidence. J’avais 40 ans et plus de temps à perdre. Je pense que tout le monde à un don. La difficulté est de trouver lequel et de travailler pour l’améliorer. Les facilités c’est une chose, mais cela nécessite quand même beaucoup de boulot.

– Vos personnages sont-ils inspirés de personnes réelles ?

=> Jamais ! Physiquement c’est une personnalité (sportif, mannequin, acteur…). Mais pour le reste, mon cerveau survolté fait le job.

– Où trouvez-vous l’inspiration ?

=> Partout et nulle part. Cela peut être une chanson, un film, une image, n’importe quoi en fait. Après, il est de notoriété publique que mes meilleures idées sont venues pendant que je repassais. 😉

– Vous faites vous aider par un tiers pour l’écriture de certaines scènes ?

=> Absolument pas. C’est mon travail de A à Z. Si une scène est impossible à écrire, il faut la supprimer et adapter l’histoire. Certaines sont plus éprouvantes émotionnellement, mais je ne fais jamais lire mes écrits avant qu’ils soient terminés.

– Comment vient l’idée d’associer certaines musiques à certains passages ? (Si c’est le cas)

=> Ça a été clairement le cas avec Ecstasy, où chaque tome avait pour sous-titre une chanson. L’idée est venue pour le premier tome, parce qu’à ce moment-là je l’écoutais en boucle. « Without you » en version originale est très triste, et j’avais besoin d’être dans cet état d’esprit pour écrire. Du coup je l’ai intégré et j’ai choisi de mettre à l’honneur des chansons pas forcément récentes, mais qui me parlaient. Pour moi, musique et écriture sont intimement liés.

– Avez-vous des bêtas lectrices ? Si oui comment se fait le choix ? Une relation de confiance doit se créer

=> J’ai effectivement 3 voire 4 bêta-lectrices. Ce sont des amies ou de jeunes femmes que je connais personnellement. J’ai besoin de cette confiance absolue pour leur montrer des textes que je n’ai pas encore déposés auprès de Copyright France. De nombreuses personnes se sont déjà proposées pour être bêta sur mes romans, mais si je ne connais pas la personne, c’est compliqué pour moi de lui confier un manuscrit.

– Comment se fait le choix pour l’édition, plutôt ME ou auto publication ? Pourquoi ?

=> Dans mon cas, il s’agit d’un concours de circonstances, ou plutôt d’un impératif. Mon premier roman a été publié par une ME dont je tairai le nom. La collaboration s’est révélée compliquée, mais j’ai serré les dents et fait avec. Puis, la collection pour laquelle j’écrivais a été arrêtée. Seulement, 4 de mes manuscrits étaient déjà coincés chez eux, et je ne savais pas comment faire pour les récupérer. Ils ne voulaient pas me les rendre, n’acceptaient pas que je puisse les proposer ailleurs. Puis, dans un mail, la responsable éditoriale a indiqué qu’en cas d’auto-édition, on reprenait ses droits de « plein droit ». C’est comme ça que tout a commencé, je me suis engouffrée dans la brèche et ça a marché. Cette année, j’ai signé un contrat avec Harper Collins France pour un inédit qui paraîtra chez HQN en mai. En fait, j’ai été tellement refroidie par ma première mauvaise expérience, qu’il aura fallu plus de six ans pour que je me décide à travailler à nouveau avec une ME. Mais l’idée d’être un auteur hybride et de travailler à la fois pour une ME et pour moi me plaît beaucoup.

– Qu’en pense votre entourage ? Vous soutiennent-ils ? Lisent-ils vos livres ?

=> Mon mari et mes enfants me soutiennent, mais ils ne me lisent pas et c’est aussi bien ainsi. Ma tante et ma sœur me lisent. Pour le reste, je n’aime pas mêler ma famille à ma carrière d’auteur. J’ai besoin de compartimenter ma vie pour que tout ne se mélange pas dans ma tête.

– Comment réussissez-vous à concilier votre vie de famille, votre vie professionnelle et l’écriture ? Vos journées ne peuvent pas faire que 24 h.

=> Oh là là, c’est exactement le nœud du problème. Même si j’écris à plein-temps, les journées me paraissent toujours trop courtes. Mon vrai luxe, c’est le temps et je passe ma vie à courir après. Heureusement que mes enfants sont plus grands maintenant et donc plus autonomes.

– En dehors des livres, quels sont vos hobbies ?

=> J’aime lire (énormément), le cinéma (beaucoup), la musique (beaucoup beaucoup) et passer du temps en famille. Les voyages aussi…

– Une phobie ?

=> Les rongeurs. Ça, c’est un coup à me rendre complètement folle. Au festival du roman féminin, l’an dernier, il y a avait une souris dans la salle où je devais faire ma lecture. J’ai cru que j’allais m’enfuir en courant. Heureusement, une lectrice l’a attrapée et l’a sortie.

– Quelle est selon vous votre plus grande qualité ?

=> D’après mon mari, je suis courageuse, bosseuse, sympa et super honnête. Je viens de lui demander, parce c’est compliqué de parler de ses qualités sans avoir l’air de se vanter.

– Et votre plus gros défaut ?

=> Très, très, très rancunière. Et vachement maladroite aussi… Gaston Lagaffe, c’est moi.

– Et enfin si vous deviez résumer cette folle aventure en 3 mots

=> Délirante (jamais je n’aurais pensé dans mes rêves les plus fous aller aussi loin), enrichissante (je m’éclate en vivant de ma passion), thérapeutique (l’écriture est une thérapie pour la plupart des écrivains).

Merci beaucoup de m’avoir répondu 🙂

#Guéna

Interview de Mélanie de Coster

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– Bonjour, comment allez vous ?

Bonjour, je vais très bien merci. J’ai pleins de projets en ce moment, et ça me donne toujours la pêche !

– Pouvez vous nous parler un petit peu de vous, votre parcours ?

Je m’appelle Mélanie De Coster, j’ai 40 ans (oups) et j’écris des romans. Je viens de Belgique, j’ai vécu à Paris, dans le sud de la France, maintenant près d’Angers.

J’ai toujours écrit, mais cette région me porte particulièrement parce que je n’ai jamais été aussi productive que depuis que je m’y suis installée.

– Présentez nous un peu votre/vos romans

Mes romans tournent souvent autour de l’univers fantastique. C’est un monde dans lequel je me sens à l’aise. Déjà parce que j’en lis beaucoup, mais aussi parce que je peux en définir moi-même les limites.

De l’autre côté des mondes parle d’un groupe de jeunes handicapés moteurs qui découvrent un monde parallèle… où ils vont devoir jouer les héros.

 

 

Le Secret du vent, c’est l’histoire d’une sorcière sur une île de Bretagne. Elle tente d’étouffer ses pouvoirs mais elle va devoir les réveiller quand une malédiction se réveille.

Dans tous les cas, les thématiques du rejet et de la différence sont au cœur de mes titres.

– Qu’est ce qui vous a donné envie d’écrire ?

Le fait de beaucoup lire, sans doute ? En réalité, je ne me rappelle pas d’une époque de ma vie où je n’ai pas eu envie d’écrire. Et comme on m’a toujours raconté que ma nounou me racontait beaucoup d’histoires, j’imagine que cela vient de là.

– Si vous pouviez écrire un roman à 4 mains, avec qui voudriez vous le faire ?

Ça, c’est une question que l’on ne m’a jamais posée. C’est très difficile de choisir un seul auteur ou une seule autrice. Il faudrait quelqu’un qui ait de l’humour (pour que ce soit plus drôle de travailler ensemble), qui aime aussi le fantastique… Et sans doute plus dans l’univers francophone pour des raisons pratiques (soyons réaliste, sinon je vais vous parler d’auteurs qui ne sont plus là, comme Terry Pratchett).

J’ai beaucoup de mal à choisir… J’ai tout d’un coup pleins de noms qui me viennent en tête et je suis persuadée qu’une fois que cette interview sera publiée, je vais regretter de ne pas en avoir donné d’autres encore. Je préfère garder la porte ouverte, d’autant que je n’ai jamais tenté cette expérience. Mais si quelqu’un veut me le proposer, pourquoi pas ?

– Quel livre ne vous quitte jamais ? 

C’est marrant, j’en parlais récemment sur mon compte Instagram. Il y a un livre qui m’a toujours accompagnée, dans tous mes déménagements, même quand j’étais étudiante, c’est La longue promenade avec un cheval mort, de Francis Dannemark. C’est un très court roman, mais plein de poésie. Chaque phrase sonne juste.

– Quel est le dernier coup de cœur livresque que vous avez eu ?

Très certainement La veine du pendu, de Chloé Bertrand. Je suis époustouflée par le talent de cette autrice, qui parvient à retranscrire l’émotion avec une justesse impressionnante.

– A l’inverse , votre dernière déception ?

Je n’aime pas parler pour dire du mal des autres. Je dirais juste que c’est une romance parue dans une maison d’édition connue. J’avais l’impression de lire du remplissage, des phrases qui ne servaient à rien…

– L’envie de sauter le pas vous est venue comme ça ou c’est une évidence depuis toujours ?

Ça a toujours été une évidence. Je ne pouvais rien faire d’autre. On m’a souvent répété que l’écriture n’était pas un métier alors j’ai tenté de m’en éloigner, d’être plus sérieuse. Mais j’y reviens toujours et il n’y a que quand j’écris que je suis vivante.

– Vos personnages sont ils inspirées de personnes réelles ?

Non, je ne puise pas dans les gens qui m’entourent pour écrire. Il y a sans doute des traits que je leur emprunte, plus ou moins inconsciemment, mais je n’ai jamais placé directement quelqu’un que je connais dans mes livres. J’aurais l’impression de ne pas leur rendre hommage comme il faudrait, je ne m’accorderais pas autant de liberté avec eux, ce serait très gênant.

– Où trouvez vous l’inspiration ?

Peut-être que c’est elle qui me trouve. Je n’ai jamais à me demander : qu’est-ce que je vais écrire ? Sur quel sujet va porter mon prochain roman ? J’ai même plus d’idées que de livres que je ne pourrai jamais écrire.

– Vous faites vous aider par un tiers pour l’écriture de certaines scènes ?

Pas pour l’écriture elle-même mais pour obtenir des informations afin d’être crédible, oui. Par exemple, pour De l’autre côté des mondes, j’ai contacté un physicien (on parle quand même de l’existence de mondes parallèles et de recherches scientifiques sur le sujet).

– Avez-vous des bêtas lectrices ? Si oui comment se fait le choix ? Une relation de confiance doit se créer

J’ai seulement commencé à demander les relectures de bêta lectrices sur mes derniers titres. Et j’ai simplement lancé un appel sur Twitter. Cela m’intéressait d’avoir les commentaires de personnes qui ne m’étaient pas trop liées, qui sauraient donc avoir un peu de recul sur mon texte.

Je crois que c’est un procédé que je vais poursuivre sur les prochains titres, si mes premières bêta-lectrices sont prêtes à poursuivre l’aventure.

– Comment se fait le choix pour l’édition, plutôt ME ou auto publication ? Pourquoi ?

C’est encore une question que je me pose moi-même. Je vais sans doute écrire prochainement la suite du Secret du vent, et donc l’éditer en indépendante. Mais j’ai aussi un autre roman qui va être publié cette année par un éditeur.

Je n’ai pas encore assez testé les deux modes de publication pour faire un choix définitif. Je verrai au final ce que je préfère, mais je crois que je continuerai à passer de l’un à l’autre.

– Qu’en pense votre entourage ? Vous soutiennent ils ? Lisent ils vos livres ?

Ils ont intérêt ! Mes proches savent que j’écris, je les bassine avec ça ! Mon mari me soutient et m’encourage chaque jour, de pleins de manières différentes. Il fait partie de mes premiers lecteurs aussi.

Ma famille est également derrière moi et c’est plaisant.

– Comment réussissez vous à concilier votre vie de famille, votre vie professionnelle et l’écriture ? Vos journées ne peuvent pas faire que 24h .

Hum… Disons qu’il y a des jours où certaines casquettes sont oubliées. J’ai la chance de travailler en indépendante, ce qui me permet de m’organiser à peu près comme je le veux. Certains jours je vais me lever plus tôt ou travailler plus tard pour atteindre mes objectifs. Ou oublier de faire le ménage…

Mais c’est souvent frustrant, je l’avoue.

– En dehors des livres, quels sont vos hobbies ?

J’aime bien cuisiner des pâtisseries, lire bien sûr, me promener dans la nature, faire des photos. Je tricote aussi pour me détendre. Je me suis remise à la guitare depuis quelques mois et je tente de me former au dessin. (et j’ai l’impression de lire la liste d’une personne hyperactive… mais il y a BEAUCOUP de temps consacré à la lecture dans tout cela)

– Une phobie ?

De devenir aveugle. C’est ma plus grande peur. Sinon j’ai le vertige aussi.

– Quelle est selon vous votre plus grande qualité ?

Je suis très calme et patiente. Et assez empathique (mais ça, ce doit être une habitude d’écrivain, on apprend à se mettre dans la peau des autres)

– Et votre plus gros défaut ?

Je suis aussi gourmande. Et j’ai beaucoup de mal à résister à la tentation.

– Et enfin si vous deviez résumer cette folle aventure en 3 mots

Émerveillement. Découverte. Obstination.

Merci beaucoup d’avoir accepté de me répondre 🙂

#Guéna

Interview de Blanche Monah

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– Bonjour, pouvez vous nous parler un petit peu de vous, votre parcours ?

Je suis bretonne, mais j’adore les voyages, alors je n’ai pas eu un parcours très linéaire. Après mon diplôme en Métiers du livre, je suis partie avec mon sac sur le dos en Asie, où j’ai fait plein d’expériences et de rencontres géniales. Je suis repartie un an après, à Madagascar, pour travailler dans l’humanitaire pendant un an et demi. Je ne me suis posée en France qu’après la naissance de mon fils, qui a aujourd’hui 14 ans. Depuis, j’ai fait pas mal de choses différentes, mais actuellement, je me consacre entièrement à l’écriture.

– Présentez nous un peu vos romans

La Cage Dorée par [Monah, Blanche]Le premier, c’est la Cage Dorée, une dark romance publiée en décembre dernier. L’histoire de Heather, une jeune femme prise au piège dans une relation malsaine et tabou, et qui va rencontrer un sauveur inattendu en la personne de Phénix, un photographe adepte du kick-boxing.

Les lectrices disent souvent que ce roman les a bouleversées, qu’elles sont passées par un panel d’émotions parfois contradictoires. Que ce livre les a marquées. Attention, l’avertissement n’est pas là pour faire joli, certaines scènes sont extrêmement dures.

Des Étoiles à l'Infini par [Monah, Blanche]Le deuxième, Des Étoiles à l’Infini, est une série pas terminée, et c’est une New Romance. Une histoire somme toute assez classique entre un bad boy au passé mouvementé et une jeune vierge studieuse. C’est une romance universitaire « à la française », car le roman se déroule à Toulouse, dans le milieu de l’aérospatial. Je pense avoir traité ce thème rebattu avec ma sensibilité personnelle, en faisant particulièrement attention, comme je le fais dans chacun de mes romans, à donner profondeur et réalisme, à la fois à mes personnages, et à l’histoire.

C’est un roman cocooning, un roman qui fait du bien, doux et réconfortant. Je vous laisse deviner combien l’ambiance est différente de la Cage Dorée !

Des Étoiles à l’Infini est sorti en janvier 2017 en auto-édition, puis a été réédité par City éditions cet été. Il est donc disponible en librairie.

Je ne sais pas encore si la série fera deux ou trois tomes.

La sorcière maudite par [Monah, Blanche]Mon troisième roman, c’est la Sorcière Maudite, une romance érotic-fantasy. Pour résumer, c’est une histoire d’amour entre un mage et une sorcelière, dans un cadre médiéval. Aventures, mystères, romance, le tout pimenté de scènes très hot !

Il est auto-édité également.

 

Rédemption d'un Ange Déchu: Intégrale 1 par [Monah, Blanche]Enfin, mes dernières parutions sont les deux premiers tomes d’une série érotique, Rédemption d’un Ange Déchu. Le personnage principal, Ariel, est tellement un connard qu’il frôle le « méchant ».

 

 

– Qu’est ce qui vous a donné envie d’écrire ?

Dès que j’ai su lire, je me suis mise à dévorer tout ce qui me passait sous la main (ma mère m’a inscrite très tôt à la bibliothèque, je coûtais trop cher en bouquins!), et certains livres m’ont beaucoup marquées. C’est après avoir lu « Christiane F, 13 ans, droguée, prostituée », en 6e, que j’ai commencé à écrire. Dans le genre copié-collé, on aurait difficilement pu faire mieux, lol !

Mais après ce premier essai, je me suis détachée de plus en plus de mes modèles, pour écrire des romans plus personnels. Enfin, quand je dis romans, il s’agissait plutôt de débuts de romans, que je ne finissais jamais ! J’ai écrit aussi pas mal de poésie.

Je ne sais pas ce qui s’est passé au juste, mais il y a quelques années, quelque chose s’est débloqué, au niveau de mon écriture, et j’ai pu terminer un premier roman (il a trop de défauts, je ne le publierai pas), et puis l’histoire de la Cage Dorée m’est venue, je l’ai écrite, et j’en étais si fière que j’ai vraiment voulu la partager.

J’avais la trouille, en même temps, parce qu’elle est vraiment dure et dérangeante.

J’ai donc pris mon courage à deux mains, et c’est comme ça que je me suis lancée dans l’auto-édition.

– Si vous pouviez écrire un roman à 4 mains, avec qui voudriez vous le faire ?

J’ai un projet d’écriture à 4 mains, avec Bridget Page, l’auteure de Diary of Rebirth, mais rien n’est encore fait.

– Quel livre ne vous quitte jamais ?

J’ai tous mes livres préférés près de moi, en format papier, au cas où j’aurais envie de les relire (ça m’arrive fréquemment).

Mon préféré, c’est le Maître des Illusions, de Donna Tartt, mais il y en a beaucoup d’autres : La Stratégie Ender, d’Orson Scott Card, La jeune amante, de Janine Montupet, plusieurs Lisa Kleypas, Nous serons comme des dieux, d’Eve de Castro,… La liste est trop longue pour tout citer !

– Votre auteur préféré ?

J’en ai plein, je ne saurais pas choisir.

– Quel est le dernier coup de cœur livresque que vous avez eu ?

La série Dynasties, d’Ilona Andrews. C’est de la bit-lit. J’adore aussi leur série des Kate Daniels (Ilona Andrews est un couple d’écrivains), dont la publication reprend chez J’ai Lu, une excellente nouvelle !

– A l’inverse , votre dernière déception ?

Le Pacte, de Karina Halle. Je n’accroche vraiment pas à son style, ni à sa façon de raconter les histoires.

– L’envie de sauter le pas vous est venue comme ça ou c’est une évidence depuis toujours ?

J’ai su très vite que je voulais être écrivain, j’ai commencé à écrire au début du collège, mais il m’a fallu du temps pour maturer mon écriture et pouvoir offrir aux lecteurs des romans qui valent le coup d’être lus (un jugement très subjectif, lol).

– Vos personnages sont ils inspirées de personnes réelles ?

Absolument pas.

– Où trouvez vous l’inspiration ?

C’est très varié. Je suis influencée par mes lectures passées, certaines m’ont beaucoup marquée, mais aussi par des rêves, des films, des séries, des faits divers,… Mais le plus souvent, c’est un processus inconscient, les histoires se construisent toutes seules et je ne saurais dire d’où elles viennent précisément.

– Vous faites vous aider par un tiers pour l’écriture de certaines scènes ?

Non.

– Comment vient l’idée d’associer certaines musiques à certains passages ? (Si c’est le cas)

J’écoute parfois de la musique en écrivant, mais je ne cite pas de morceaux dans mes livres.

– Avez-vous des bêtas lectrices ? Si oui comment se fait le choix ? Une relation de confiance doit se créer.

J’ai une bêta-lectrice, Isabelle. Elle relit mes livres au fur et à mesure que je les écris, et me donne son avis sur ce qu’elle aime ou pas, ses réflexions sur mes personnages, et elle m’est d’une aide précieuse au moment des corrections.

Je ne l’ai jamais rencontrée « en vrai », c’est une simple lectrice avec qui j’ai eu des échanges très intéressants sur mes premiers livres (elle m’avait écrit via ma page facebook), et j’avais trouvé ses réflexions si pertinentes que je lui ai proposé le « poste ». Elle a accepté et on a travaillé ensemble sur la Sorcière Maudite et ma nouvelle série, Rédemption d’un Ange Déchu.

Elle n’a rien à voir avec l’industrie du livre, mais elle est intelligente, perspicace, et ses remarques me sont très précieuses.

Et cerise sur le gâteau, elle est, tout comme moi, très pointilleuse sur l’orthographe et la grammaire ! On travaille super bien ensemble.

– Comment se fait le choix pour l’édition, plutôt ME ou auto publication ? Pourquoi ?

Les ME mettent souvent beaucoup de temps pour répondre, quand on leur envoie un manuscrit. Or je n’ai pas de patience ! Donc dans un premier temps, je m’auto-publie, et j’envoie parfois le manuscrit à quelques ME susceptibles d’être intéressées par le bouquin en question.

– Qu’en pense votre entourage ? Vous soutiennent ils ? Lisent ils vos livres ?

Je peux discuter de mes livres avec mon compagnon, mais il ne lit que des livres de zombies, donc il n’a pas lu les miens ! Mais c’est déjà super de pouvoir échanger sur mes idées.

Ma sœur a été la première à lire La Cage Dorée, mais elle n’a lu que la première version. Depuis, j’ai rajouté toute une partie. En revanche, j’ai interdit à mes parents de le lire !

– Comment réussissez vous à concilier votre vie de famille, votre vie professionnelle et l’écriture ? Vos journées ne peuvent pas faire que 24h .

Je ne travaille plus à l’extérieur ; je me consacre entièrement à l’écriture, donc ça va, j’ai du temps. Je dois dire que c’est vraiment génial d’avoir la liberté d’organiser mes journées à ma guise !

– En dehors des livres, quels sont vos hobbies ?

Les jeux vidéos (pas ceux où on tue tout ce qui bouge, mais plutôt des jeux de gestion, comme Civilization V ou Spore), les séries, le jardinage, la cuisine.

– Une phobie ?

Non, pas vraiment. C’est même moi qui tue les araignées, à la maison ! Mon fils et mon compagnon sont phobiques !

– Quelle est selon vous votre plus grande qualité ?

En tant qu’écrivain ? J’aime sortir des sentiers battus.

– Et votre plus gros défaut ?

Pareil, lol ! Ça ne me rend pas toujours service en terme de ventes !

– Et enfin si vous deviez résumer cette folle aventure en 3 mots

Exaltante, gratifiante, épanouissante !

Merci beaucoup d’avoir pris le temps de me répondre 🙂

#Guéna

Interview de Amhéliie

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– Bonjour, comment allez vous ?

Hello tout le monde ! Très bien, merci au blog pour cette belle idée !

–  Merci à vous d’avoir accepté 😉 Pouvez vous nous parler un petit peu de vous, votre parcours ?

Alors, j’ai bientôt 20 ans, j’écris depuis… six ans. J’ai commencé dans le milieu de la fanfiction, puis dans la romance en publiant en auto édition avec ma Co-Auteur Maryrhage ou en solo, avant de connaitre la joie d’avoir quelques titres en maison d’édition. Je flirte toujours avec les deux et je suis heureuse de pouvoir vivre de ma passion.

– Présentez nous un peu votre/vos romans.

J’en ai beaucoup ! J’écris de la romance, dans pleins de genres différents : new adult, MM, historique, contemporain, biker, vampire, il y en a pour tous les goûts. Chaque roman est basé sur une idée de fond, j’aime faire découvrir des univers aux lectrices. C’est la mission de chacune de mes romances.

– Qu’est ce qui vous a donné envie d’écrire ?

Un besoin très profond, comme un musicien qui aime et veut jouer de son instrument, c’est une passion dévorante pour laquelle, on ne peut pas lutter. J’ai toujours aimé raconter des histoires et en écrire, quand j’ai pris de l’âge, j’ai décidé de sauter le pas et l’aventure s’est lancée. Maintenant, je ne pourrais plus m’en passer.

– Si vous pouviez écrire un roman à 4 mains, avec qui voudriez vous le faire ?

Avec ma Co-Auteur, Maryrhage…. Et Tillie Cole ou Abigail Roux, mais ce serait plus pour fangirliser, mon partenariat me convient déjà, je ne changerai pas.

– Quel livre ne vous quitte jamais ?

Ma Saga préférée : TY ET ZANE d’Abigail Roux, je connais les tomes par cœur et je les relis très souvent.

– Votre auteur préféré ?

Abigail Roux en MM et Tillie Cole en MF.

– Quel est le dernier coup de cœur livresque que vous avez eu ?

TENTATIONS d’Ella Frank, foncez, c’est un des meilleurs MM que j’ai lu !

– A l’inverse , votre dernière déception ?

Houla… je dirais A LA PLACE DU CŒUR 3, j’attendais beaucoup de ce tome et j’ai été très déçue, je ne peux pas expliquer pourquoi sans spoiler, mais je n’ai pas aimé comment l’auteur faisait évoluer son histoire d’amour…

– L’envie de sauter le pas vous est venue comme ça ou c’est une évidence depuis toujours ?

Une évidence depuis toujours ! Je voulais être journaliste avant d’être auteur, je suis auteur finalement ! ^^

– Vos personnages sont ils inspirées de personnes réelles ?

Globalement, non, mais pour certains traits de caractères, je m’inspire de mes proches.

– Où trouvez vous l’inspiration ?

Dans tout ce qui m’entoure, le monde, les péripéties, l’actualité, un rêve, un bouquin, un film. Le quotidien et la vie sont des sources d’inspirations, on peut partir d’un rien et le développer en quelque chose de plus grand, c’est magique !

– Vous faites vous aider par un tiers pour l’écriture de certaines scènes ?

Non, j’écris mes scènes toute seule. Même les plus dures.

– Comment vient l’idée d’associer certaines musiques à certains passages ? (Si c’est le cas)

Il faudrait demander ça à ma co-auteur, c’est elle qui a eu l’idée en premier, j’ai trouvé ça chouette et « fort », rajouter des notes de musiques ou des paroles aux mots d’un livre engendre beaucoup de sensations, c’est très intense et je trouve le mix très intéressant. Ça apporte un plus.

– Avez-vous des bêtas lectrices ? Si oui comment se fait le choix ? Une relation de confiance doit se créer.

J’ai une bêta lectrice principale (ma co-auteur) et deux amies qui lisent et me donnent leur avis final une fois le roman terminé. J’ai aussi embêté une ou deux personnes lorsque j’écrivais mes romans militaires pour avoir le retour de personnes vivant dans ce contexte. Sinon, je ne fais appel à personne quasiment, la bêta lecture est une facette intime de la vie de l’écrivain, on montre son roman imparfait à des lecteurs, il faut avoir confiance, il faut se sentir bien avec la personne, c’est un gros challenge quand on est un auteur perfectionniste de dévoiler son histoire « brute ». Mais si un jour, j’en ressens le besoin, je n’hésiterai pas à faire appel à des tierces personnes.

– Comment se fait le choix pour l’édition, plutôt ME ou auto publication ? Pourquoi ?

Les deux, les Maisons d’éditions apportent beaucoup et l’auto édition aussi. Il y a du bon et du moins bon dans les deux choix, il faut surtout choisir en fonction de ses envies et besoins. Etre à l’aise, et se sentir épanouie. Personnellement, être en auto-édition est une merveilleuse expérience que j’aime compléter de temps en temps avec des sorties en Maison d’Edition, ça m’apporte un petit plus, un challenge et d’autres horizons.

– Qu’en pense votre entourage ? Vous soutiennent ils ? Lisent ils vos livres ?

Mon entourage est à fond derrière moi ! J’ai beaucoup de chance, même si ça n’a pas été simple, j’ai une équipe de supporters du tonnerre ! Ma mère est ma « relectrice », mon père a lu quelques-uns de mes livres, mais mon plus grand lecteur de ce côté-là, reste mon grand-père ! C’est le premier qui a été curieux ! On a passé de bons moments à discuter romances, lui qui adore lire des HARLEQUIN.

– Comment réussissez vous à concilier votre vie de famille, votre vie professionnelle et l’écriture ? Vos journées ne peuvent pas faire que 24h .

Je profite de ne pas avoir de vie de famille pour me consacrer entièrement à l’écriture, qui est mon métier à ce jour. Quand j’aurai des enfants, sans doute, je devrais m’organiser autrement, pour l’instant, je savoure ma liberté de ce côté-là.

– En dehors des livres, quels sont vos hobbies ?

Le cinéma, je suis une amoureuse des salles noires et des grands écrans, j’y vais généralement toutes les semaines ! Sinon, j’adore le football !

– Une phobie ?

Le feu et les araignées. L’un comme l’autre me terrorise.

– Quelle est selon vous votre plus grande qualité ?

Mon humour ou ma gentillesse.

– Et votre plus gros défaut ?

Je suis très bordélique tout en étant très organisée… le dilemme de ma vie ! (rires).

– Et enfin si vous deviez résumer cette folle aventure en 3 mots.

Extraordinaire, captivante et tellement merveilleuse. Ce genre d’aventure apporte tellement de bien, c’est une expérience grandiose qui m’a fait mûrir et qui m’enrichit au quotidien.

Merci pour cette chouette interview ! ❤

Merci à vous surtout ❤

#Guéna

Interview de Emily Blaine

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– Bonjour, comment allez vous ?

Je vais très bien ! Mais j’aimerais bien que le printemps arrive une bonne fois pour toute !

– Pouvez vous nous parler un petit peu de vous, votre parcours ?

En 2013, j’ai gagné un concours organisé par Harlequin. Cela m’a permis de publier mon premier texte. Ensuite, la maison d’édition m’a demandé d’autres textes et j’ai sorti mes premiers romans. Depuis, je sors environ un roman par an, toujours très bien accueilli ! J’ai un parcours un peu atypique, car je n’ai jamais vraiment voulu être éditée. J’avais participé à ce concours, pour justement prouver que je n’avais pas le talent qu’il fallait…apparemment, le plan s’est retourné contre moi !

– Présentez nous un peu votre/vos romans

Si tu me le demandais : élu meilleure Romance Contemporaine 2017 par le site Boulevard des Passions ! (&H) par [Blaine, Emily]J’ai écrit dix romans. Ce sont tous des romances (des histoires d’amour qui finissent bien !). Je tente d’explorer des sujets ou des thèmes qui sont peu explorés en romance, avec des héroïnes qui ont du répondant et des héros qui savent les faire fondre. Le dernier « Si tu le demandais », traitait de la reconstruction après le deuil. C’était un roman éprouvant à écrire…et que les lecteurs ont plébiscités. Une de mes plus grandes fiertés éditoriales !

 

– Qu’est ce qui vous a donné envie d’écrire ?

J’écris ce que j’ai envie de lire. J’écris donc par défaut, parce que je ne trouve pas de quoi satisfaire ma lecture !

– Si vous pouviez écrire un roman à 4 mains, avec qui voudriez vous le faire ?

Aucune idée. Peut être avec Angela Morelli, car nous nous connaissons bien et partageons le même humour. Mais écrire à quatre mains est un exercice très difficile et périlleux. Il faut s’exprimer en laissant la place à l’autre, tout en produisant un texte fluide…Franchement, c’est trois fois plus de boulot que d’écrire seul !

– Quel livre ne vous quitte jamais ?

J’ai une liseuse : des tas de livres ne me quittent jamais.

– Votre auteur préféré ?

Mon auteur préférée reste Douglas Kennedy, que je trouve très touchant dans sa façon de décrire les femmes.

– Quel est le dernier coup de cœur livresque que vous avez eu ?

Devious de LJ Shen.

– A l’inverse , votre dernière déception ?

Aucune. Je lis jusqu’au bout et je tente de trouver toujours un aspect positif aux livres que je lis. Au pire, je n’accroche vraiment pas….mais je m’acharne tout de même !

– L’envie de sauter le pas vous est venue comme ça ou c’est une évidence depuis toujours ?

Comme je l’ai dit plus haut, j’ai eu de la chance…tout s’est parfaitement enchaîné ensuite. Il n’y a aucune évidence dans mon parcours, hormis le fait que j’aime écrire et partager ce que j’écris.

– Vos personnages sont ils inspirées de personnes réelles ?

Je n’ai pas UNE muse (comme beaucoup d’auteurs le disent !). Je prends et pioche des éléments autour de moi, pour faire un livre. A la limite, il n’y a que les dialogues entre les personnages qui sont de ma propre vie. Je les écris comme je parle avec mon mari. C’est très ping-pong…et c’est ce que j’aime !

– Où trouvez vous l’inspiration ?

Je regarde beaucoup ce qu’il se passe autour de moi. Je lis des romans, de la presse, je regarde des docs, je m’attache aux sujets d’actualités…

– Vous faites vous aider par un tiers pour l’écriture de certaines scènes ?

Non aucunement. Sauf mon éditrice, en dernier recours. Si ça ne vient pas, c’est que la scène n’est pas bonne. Donc, il faut repenser le texte dans sa globalité.

– Comment vient l’idée d’associer certaines musiques à certains passages ? (Si c’est le cas)

Je prends beaucoup les transports et j’imagine beaucoup dans le train. J’écoute beaucoup de musique et parfois, ça fait tilt : une musique se place parfaitement sur la scène que j’imagine…Le karma, sûrement !

– Avez-vous des bêtas lectrices ? Si oui comment se fait le choix ? Une relation de confiance doit se créer

J’ai des bétas. Elles sont avec moi depuis presque 10 ans. Nous étions sur le même forum et le lien s’est fait naturellement. Même si les choses ont beaucoup changé en peu de temps, je sais que je peux toujours compter sur elles. Nous nous faisons confiance mutuellement….Et nous parlons de beaucoup de choses (l’écriture en dernier !).

– Comment se fait le choix pour l’édition, plutôt ME ou auto publication ? Pourquoi ?

Je n’ai pas vraiment eu le choix, vu que j’ai gagné ce concours. L’autopublication est inenvisageable pour moi : ça demande beaucoup de temps, d’énergie, d’organisation. Je préfère laisser ça à une ME, dont c’est le métier. J’ai de la chance, sûrement, car ils n’ont jamais fait défaut ! Par ailleurs, j’ai besoin tout de même d’une relecture édito. Un texte n’est jamais parfait, il a toujours besoin d’être réhaussé, revu, corrigé, repris, enrichi…et c’est ça, surtout, que m’apporte la maison d’édition.

– Qu’en pense votre entourage ? Vous soutiennent ils ? Lisent ils vos livres ?

Mon entourage est très curieux, mais ils savent aussi se « contenir ». Ils posent des questions sur les salons, les projets à venir. Ils sont très bienveillants. Mes collègues me font parfois signer des livres. Bref, c’est très « cooconnant ».

– Comment réussissez vous à concilier votre vie de famille, votre vie professionnelle et l’écriture ? Vos journées ne peuvent pas faire que 24h .

Malheureusement, mes journées ne font que 24h. J’ai appris à être très organisée et j’ai un mari très conciliant. On se parle, on communique. Si quelque chose n’est pas possible, on se le dit aussi. Il me laisse ma liberté, je suis laisse la sienne. On a trouvé un équilibre. Parfois, oui, je suis claquée et j’aimerais dormir des siècles….mais je me rebooste très vite. Tout cela, ce n’est que de la chance et du bonheur : je ne me sens pas le droit de me plaindre !

– En dehors des livres, quels sont vos hobbies ?

Mes enfants. Et mon mari. C’est déjà pas mal ! Et je regarde beaucoup de films aussi !

– Une phobie ?

Le temps qui passe trop vite. Les insectes (car je suis allergique aux piqûres d’insecte !).

– Quelle est selon vous votre plus grande qualité ?

Mon abnégation.

– Et votre plus gros défaut ?

Ma tendance à procrastiner.

– Et enfin si vous deviez résumer cette folle aventure en 3 mots

Intense. Folle. Inattendue.

Merci beaucoup de m’avoir accordé du temps.

#Guéna