Interview de Mélanie de Coster

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– Bonjour, comment allez vous ?

Bonjour, je vais très bien merci. J’ai pleins de projets en ce moment, et ça me donne toujours la pêche !

– Pouvez vous nous parler un petit peu de vous, votre parcours ?

Je m’appelle Mélanie De Coster, j’ai 40 ans (oups) et j’écris des romans. Je viens de Belgique, j’ai vécu à Paris, dans le sud de la France, maintenant près d’Angers.

J’ai toujours écrit, mais cette région me porte particulièrement parce que je n’ai jamais été aussi productive que depuis que je m’y suis installée.

– Présentez nous un peu votre/vos romans

Mes romans tournent souvent autour de l’univers fantastique. C’est un monde dans lequel je me sens à l’aise. Déjà parce que j’en lis beaucoup, mais aussi parce que je peux en définir moi-même les limites.

De l’autre côté des mondes parle d’un groupe de jeunes handicapés moteurs qui découvrent un monde parallèle… où ils vont devoir jouer les héros.

 

 

Le Secret du vent, c’est l’histoire d’une sorcière sur une île de Bretagne. Elle tente d’étouffer ses pouvoirs mais elle va devoir les réveiller quand une malédiction se réveille.

Dans tous les cas, les thématiques du rejet et de la différence sont au cœur de mes titres.

– Qu’est ce qui vous a donné envie d’écrire ?

Le fait de beaucoup lire, sans doute ? En réalité, je ne me rappelle pas d’une époque de ma vie où je n’ai pas eu envie d’écrire. Et comme on m’a toujours raconté que ma nounou me racontait beaucoup d’histoires, j’imagine que cela vient de là.

– Si vous pouviez écrire un roman à 4 mains, avec qui voudriez vous le faire ?

Ça, c’est une question que l’on ne m’a jamais posée. C’est très difficile de choisir un seul auteur ou une seule autrice. Il faudrait quelqu’un qui ait de l’humour (pour que ce soit plus drôle de travailler ensemble), qui aime aussi le fantastique… Et sans doute plus dans l’univers francophone pour des raisons pratiques (soyons réaliste, sinon je vais vous parler d’auteurs qui ne sont plus là, comme Terry Pratchett).

J’ai beaucoup de mal à choisir… J’ai tout d’un coup pleins de noms qui me viennent en tête et je suis persuadée qu’une fois que cette interview sera publiée, je vais regretter de ne pas en avoir donné d’autres encore. Je préfère garder la porte ouverte, d’autant que je n’ai jamais tenté cette expérience. Mais si quelqu’un veut me le proposer, pourquoi pas ?

– Quel livre ne vous quitte jamais ? 

C’est marrant, j’en parlais récemment sur mon compte Instagram. Il y a un livre qui m’a toujours accompagnée, dans tous mes déménagements, même quand j’étais étudiante, c’est La longue promenade avec un cheval mort, de Francis Dannemark. C’est un très court roman, mais plein de poésie. Chaque phrase sonne juste.

– Quel est le dernier coup de cœur livresque que vous avez eu ?

Très certainement La veine du pendu, de Chloé Bertrand. Je suis époustouflée par le talent de cette autrice, qui parvient à retranscrire l’émotion avec une justesse impressionnante.

– A l’inverse , votre dernière déception ?

Je n’aime pas parler pour dire du mal des autres. Je dirais juste que c’est une romance parue dans une maison d’édition connue. J’avais l’impression de lire du remplissage, des phrases qui ne servaient à rien…

– L’envie de sauter le pas vous est venue comme ça ou c’est une évidence depuis toujours ?

Ça a toujours été une évidence. Je ne pouvais rien faire d’autre. On m’a souvent répété que l’écriture n’était pas un métier alors j’ai tenté de m’en éloigner, d’être plus sérieuse. Mais j’y reviens toujours et il n’y a que quand j’écris que je suis vivante.

– Vos personnages sont ils inspirées de personnes réelles ?

Non, je ne puise pas dans les gens qui m’entourent pour écrire. Il y a sans doute des traits que je leur emprunte, plus ou moins inconsciemment, mais je n’ai jamais placé directement quelqu’un que je connais dans mes livres. J’aurais l’impression de ne pas leur rendre hommage comme il faudrait, je ne m’accorderais pas autant de liberté avec eux, ce serait très gênant.

– Où trouvez vous l’inspiration ?

Peut-être que c’est elle qui me trouve. Je n’ai jamais à me demander : qu’est-ce que je vais écrire ? Sur quel sujet va porter mon prochain roman ? J’ai même plus d’idées que de livres que je ne pourrai jamais écrire.

– Vous faites vous aider par un tiers pour l’écriture de certaines scènes ?

Pas pour l’écriture elle-même mais pour obtenir des informations afin d’être crédible, oui. Par exemple, pour De l’autre côté des mondes, j’ai contacté un physicien (on parle quand même de l’existence de mondes parallèles et de recherches scientifiques sur le sujet).

– Avez-vous des bêtas lectrices ? Si oui comment se fait le choix ? Une relation de confiance doit se créer

J’ai seulement commencé à demander les relectures de bêta lectrices sur mes derniers titres. Et j’ai simplement lancé un appel sur Twitter. Cela m’intéressait d’avoir les commentaires de personnes qui ne m’étaient pas trop liées, qui sauraient donc avoir un peu de recul sur mon texte.

Je crois que c’est un procédé que je vais poursuivre sur les prochains titres, si mes premières bêta-lectrices sont prêtes à poursuivre l’aventure.

– Comment se fait le choix pour l’édition, plutôt ME ou auto publication ? Pourquoi ?

C’est encore une question que je me pose moi-même. Je vais sans doute écrire prochainement la suite du Secret du vent, et donc l’éditer en indépendante. Mais j’ai aussi un autre roman qui va être publié cette année par un éditeur.

Je n’ai pas encore assez testé les deux modes de publication pour faire un choix définitif. Je verrai au final ce que je préfère, mais je crois que je continuerai à passer de l’un à l’autre.

– Qu’en pense votre entourage ? Vous soutiennent ils ? Lisent ils vos livres ?

Ils ont intérêt ! Mes proches savent que j’écris, je les bassine avec ça ! Mon mari me soutient et m’encourage chaque jour, de pleins de manières différentes. Il fait partie de mes premiers lecteurs aussi.

Ma famille est également derrière moi et c’est plaisant.

– Comment réussissez vous à concilier votre vie de famille, votre vie professionnelle et l’écriture ? Vos journées ne peuvent pas faire que 24h .

Hum… Disons qu’il y a des jours où certaines casquettes sont oubliées. J’ai la chance de travailler en indépendante, ce qui me permet de m’organiser à peu près comme je le veux. Certains jours je vais me lever plus tôt ou travailler plus tard pour atteindre mes objectifs. Ou oublier de faire le ménage…

Mais c’est souvent frustrant, je l’avoue.

– En dehors des livres, quels sont vos hobbies ?

J’aime bien cuisiner des pâtisseries, lire bien sûr, me promener dans la nature, faire des photos. Je tricote aussi pour me détendre. Je me suis remise à la guitare depuis quelques mois et je tente de me former au dessin. (et j’ai l’impression de lire la liste d’une personne hyperactive… mais il y a BEAUCOUP de temps consacré à la lecture dans tout cela)

– Une phobie ?

De devenir aveugle. C’est ma plus grande peur. Sinon j’ai le vertige aussi.

– Quelle est selon vous votre plus grande qualité ?

Je suis très calme et patiente. Et assez empathique (mais ça, ce doit être une habitude d’écrivain, on apprend à se mettre dans la peau des autres)

– Et votre plus gros défaut ?

Je suis aussi gourmande. Et j’ai beaucoup de mal à résister à la tentation.

– Et enfin si vous deviez résumer cette folle aventure en 3 mots

Émerveillement. Découverte. Obstination.

Merci beaucoup d’avoir accepté de me répondre 🙂

#Guéna

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